If concrete trees were possible



It is strange how some people react to their environments. When faced with the vision of urban decay it can create anger, disillusionment, and even in some cases the need to just give up. It is a state that isn't confined to just one country it exists world wide.

Charlie Beresford (grew up in Coventry, UK) and Gaena Da Sylva (Quebec, Canada) have never met in person. They got to know each other through experiencing each others work on the internet. As they communicated more it became apparent that they had both had experiences in childhood that were very similar, both having grown up through their formative years in the same type of urban environment. Their responses to the hostilities of these places were to take photographs. Each of them viewing the places they found themselves as a series of interesting shapes that captured light. What was captivating is that two people of similar ages had decided to approach their worlds in the same way, through a lens. In doing that they both found a release from where they found themselves. It was quite moving for each of them to have realised that though 3000 miles separated their situations these two children were exploring where they were in exactly the same way.

This year they decided to work together on a project that would see them go back to the places they had grown up and try and view them the same way through the lens, though obviously this time through the eyes of adults and the detachment that brings.
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Il est étrange parfois de voir comment certaines personnes réagissent à leur environnement. Lorsqu'elles baignent dans l’univers obscur d’un quartier gris au creux d’une ville, elles peuvent ressentir de la colère, de la désillusion, un profond désir d’abandon. C’est une situation que l’on peut retrouver dans le monde entier.

Charlie Beresford (qui a grandi à Coventry, Royaume-Uni) et Gaena da Sylva (Québec, Canada) ne se sont jamais rencontrés. Ils ont appris à se connaître à travers la découverte de leur travail artistique sur internet. Au fil du temps et des échanges, ils ont réalisé qu'ils avaient vécu tous les deux, dans leur enfance, des expériences similaires. Qu’ils avaient grandi dans un environnement semblable, citadin. Ils ont tous deux, à la même époque, développé une passion pour la photographie. Une manière, leur manière, d’affronter la réalité d’un univers sombre et souvent hostile. Tenter, du regard, de visualiser autrement ces endroits de vie où ils se sont retrouvés, comme une série de formes intéressantes et d’atmosphères captant la lumière. Ce qui est fascinant, ce sont ces deux personnes du même âge, à la même époque, qui ont appréhendé et apprivoisé leurs mondes de la même façon, à travers la lentille. Ainsi, ils ont tous deux trouvé une échappatoire, une porte ouverte sur une certaine image de la beauté. Et même si 5000 km séparaient leurs univers, ce fut très émouvant pour eux de réaliser que les deux enfants qu’ils furent ont exploré le monde qui les entourait exactement de la même façon.

Cette année, ils ont décidé de travailler ensemble sur un projet qui les transporte dans un voyage au cœur des lieux où ils ont grandi. Une tentative de revoir, à travers l'objectif, cette époque de leurs passés. Cette fois, posant sur les choses, le regard des adultes qu’ils sont devenus avec peut-être, le détachement qu’apporte le temps.
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The Block

It was the Ziggurat
Casting shadows like a large sundial
It captured the elements
walking through its wind tunnel
People fell from its branches
Horns sounded from the 16th floor
Lives dis-guarded their dignities
within its huge walls

Charlie Beresford


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Dans les brumailles en déclin
La sombreur violine enlace l’innocence

À la croisée d’un mur
Entre la rue et la maison
Une plante a verdi
Sous le réverbère

L’enfant souvenir
Navigue de la main
L’Eden urbain

Gaëna da Sylva